COMMUNAUTÉ CATHOLIQUE FRANCOPHONE DU YUKON
1990-2002
L'histoire du Yukon est liée à celle des
francophones. La foi catholique fait partie des racines canadiennes-françaises. Le nombre important de francophones au temps de la ruée vers
l’or de 1896 à 1898 a un impact sur la politique au Yukon du début du vingtième siècle, comme l'attestent le système électoral,
l'administration de la justice et les communications entre le gouvernement Laurier et les délégués francophones. L'Église joue donc un rôle important. Les Oblats, les Sœurs de Sainte-Anne et les
Sœurs de la Providence s’occupent de l'organisation religieuse, l'administration des sacrements, l'éducation et les soins de santé avant, pendant et après la ruée vers l'or du Klondike de
1896-98. Trois journaux de Dawson City dont le Yukon Catholic publie une Page française soulignant en
particulier les événements religieux, moment de rassemblement de la francophonie.
La mécanisation de l’extraction de l’or
entraîne une baisse de population, par le fait même des services. L'administration des sacrements en français est maintenue sur demande par les Oblats francophones.
La situation économique des années 1970
donne lieu à une nouvelle vague migratoire francophone vers l'ouest canadien. L'évolution politique et juridique du Canada avec la Loi canadienne sur le
bilinguisme et la Charte des Droits et Libertés permet l'éclosion d'une communauté francophone yukonnaise dynamique.
Des membres de la communauté francophone
notent l'importance de recevoir les sacrements et une éducation religieuse en français. Avec l’appui de l'Évêché de Whitehorse, les services religieux en français sont mis en place en 1990. Le
Père Jean-Paul Tanguay, o.m.i. au Yukon depuis 1944 devient le pasteur de la communauté francophone catholique
1990
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en août, session exploratoire avec Monseigneur Thomas
Lobsinger, évêque de Whitehorse et Soeur Edith Elder pour la tenue de messes en français. Mgr approuve l'idée à condition d'avoir un appui communautaire.
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Suite à un sondage, première célébration liturgique hebdomaire
en français lors de la semaine culturelle francaise de novembre. Une trentaine de personnes assistent aux messes au gymnase de
l'école élémentaire Christ-Roi, rue Wood, à la petite maison bleue de l'AFY, rue Strickland (1992), à la bibliothèque de l’école secondaire Christ-Roi, rue Nisutlin, à Riverdale (1993) et
finalement à la cathédrale Sacré-Cœur (1997).
1993:
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Démarches pour un cours d'éducation religieuse à l'école
Émilie-Tremblay conformément à l'article 93 de la Constitution canadienne. Mme Renée Alford qui a œuvré à la mise en place du système d’éducation catholique au Yukon, conseille les parents
francophones.
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Paniers de provisions mensuels
1995:
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Premières sessions de préparation aux sacrements: onze
jeunes reçoivent les sacrements de réconciliation, de première communion et de confirmation à la cathédrale.
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Rencontre avec Monseigneur Lobsinger, les Pères Richard
Beaudet et Tanguay au sujet des moyens d’obtenir des cours d'éducation religieuse à ÉÉT.
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Formation du comité d'éducation religieuse (C.E.R.) le
22 mai 1995.
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Participation au congrès de l'Ouest des intervenants et
intervenantes de la foi (OCFO) Office de la catéchèse francophone de l'Ouest à Edmonton, en Alberta, en août 1995 puis au congrès de
Saint-Boniface, au Manitoba en 1997 (soutien financier de l’évêché de Whitehorse)
1996
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Principe d'éducation religieuse catholique accepté par
le conseil scolaire de l’école Émilie-Tremblay au printemps 1996. Un sondage indique que plus de la moitié des parents désire l’éducation religieuse catholique pour leurs enfants.
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Sessions de préparation aux sacrements: trois jeunes
reçoivent les sacrements de réconciliation, de première communion et de confirmation.
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Cours facultatifs d'instruction religieuse catholique à
l'école Émilie-Tremblay: Trente-sept jeunes sont inscrits de la 1re à la 7e année. Les nombres sont comptabilisés dans les statistiques nationales de l'OCFO.
1997
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Membre de la communauté catholique francophone sur le
conseil de la paroisse (avril).
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Première célébration liturgique dominicale à la
cathédrale Sacré-Coeur à 10 h 10 (septembre)
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Première journée interculturelle (14 septembre) au CYO,
cathédrale Sacré-Cœur, événement répété en juin 1998.
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Trente-sept inscrits au cours d’instruction religieuse
de la 1re à la 7e année.
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Première messe de Noël dans la cathédrale. Plus de
quatre-vingts participants. Crèche vivante et harmonie de l'école Emilie-Tremblay.
1998
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Le comité d’éducation religieuse devient le Comité
francophone catholique (CFC). Il traitera des affaires de la communauté francophone catholique dans son ensemble. Mme Andrée North, secrétaire, suggère d’apposer le nom de
Saint-Eugène-de-Mazenod en l’honneur des Oblats de Marie Immaculée et du père Jean-Paul Tanguay (o.m.i).
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Messes toute l’année
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L’OCFO fait le premier don de financement pour le
CFC
1999
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Réunions du CFC sur une base régulière.
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Sessions de préparation aux sacrements. Six jeunes
reçoivent les sacrements de réconciliation, de première communion et de confirmation.
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Publication de Missive, article mensuel décrivant la vie pastorale et spirituelle, dans l’Aurore boréale (octobre), journal
francophone du Yukon.
2000
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Le Père Jean-Paul Tanguay prend sa retraite. Recherche
d’un nouveau pasteur.
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Le diocèse de Québec met le CFC en contact avec la
publication Univers et l’Office de la Propagation de la Foi. Mme Huguette Leblanc diffuse
l’information.
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Mission Chez
Nous accepte de soutenir financièrement sur
une base annuelle les efforts d’évangélisation du CFC au Yukon.
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En août 2000, l'abbé François St-Hilaire de Chicoutimi
arrive au Yukon. Il est rejoint en octobre par le Père Saint-Vincent-de-Paul, Claude Cantin de Québec, en année sabbatique.
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Le diocèse de Whitehorse offre au CFC d’occuper la maison
Coudert, rue Black, ancienne propriété de la famille de pionniers Cyr.
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Décès de Monseigneur Lobsinger dans un accident
d’avion.
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Premier atelier annuel de ressourcement spirituel (abbés
Yves Guerette en 2001 et Mario Dufour en 2002)
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Première assemblée générale annuelle (AGA) du CFC en mars
à l’église Notre-Dame de la Victoire à Porter Creek.
2001
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Le CFC souligne le centenaire de la construction de
l’église Sacré-Cœur de Whitehorse par le Père Camille Lefebvre, le frère Augustin Dumas et plusieurs canadiens-français dont Damase Lafortune, J.U. Bray, Joseph-Charles Taché, Michel et Antoine Cyr.
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Retour au Yukon de la lampe de sanctuaire de la première
église offerte au mariage à Whitehorse en 1901 de Paul-Émile Mercier, fils du premier ministre du Québec, Honoré Mercier et de Marie Louise Taché, petite-nièce de l’auteur du manuscrit de
constitution du Canada.
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Le CFC souligne l’œuvre des Sœurs de Sainte-Anne et de la
Providence dans le nord lors de la béatification de leurs fondatrices (29 avril et 7 octobre).
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Révision de la loi sur l'éducation du Yukon, le comité
francophone catholique fait valoir le droit des francophones à recevoir une éducation religieuse catholique selon l'article 93 de la Constitution canadienne. Les recommandations de la
francophonie et du CFC sont rejetées (lettre de Bruce Maclaren).
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Décès du Père Jean-Paul Tanguay à Saint-Jean-de-Richelieu
(4 décembre).
2002
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Sessions de préparation aux sacrements. Huit jeunes
reçoivent les sacrements de réconciliation, de première communion et de confirmation.
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Fin du mandat de l’abbé François St-Hilaire. Le Père
Claude Venne, de la communauté des Pères des missions africaines accepte l’intérim (3 juin) en attendant l’arrivée de l’abbé Claude Gosselin de Québec (3 octobre).
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Participation du CFC aux Journées mondiales de la
jeunesse à Toronto en juillet (Manon Aubert avec Marc et Chantal Beaudin)
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En novembre, participation à la Conférence des écoles
catholiques francophones de l’Ouest à Edmonton.
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En décembre, La Conférence des évêques du Canada accepte de soutenir le financement du CFC sur une base tri-annuelle