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Comité francophone catholique Saint-Eugène-de-Mazenod (Yukon)

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De semaine en semaine du 8 mars 2009

Tu aimes le monde et nous marchons avec toi

 

Marche de santé, marche lente ou rapide, marche quotidienne, marche silencieuse, marche qui tourne en rond, la marche fait partie de notre vie sans qu’on s’en aperçoive. Elle nous permet de se déplacer, mais surtout de rester en équilibre. Debout, notre corps doit s’équilibrer pour avancer, se mettre en mouvement. Il ne peut rester statique sans cet appui, ce point d’équilibre au centre de soi. La marche donne naturellement accès à cette « équi-libre », cette égale liberté d’un côté de notre corps comme de l’autre.


La marche nous introduit dans une démarche, un cheminement souvent libérateur qui rétablit notre façon de penser, notre souffle physique, mental et spirituel. Pas étonnant que la vogue des pèlerinages soit si populaire : ce n’est pas le chemin qui donne du prix à ma marche, mais plutôt ma marche qui donne du prix au chemin que j’emprunte. Bien des gens souhaitent vivre un jour le fameux chemin de Compostelle, comme si la vérité s’y retrouvait de soi. D’autres souhaitent marcher au désert, un sommet, un continent, d’autres plus rêveurs, marcher sur la lune (!). Pourquoi attendre? Tous ces chemins commencent là où nous sommes. Il s’agit de faire le premier pas  et le panneau indiquant le début du sentier nous apparaîtra instantanément. Parfois, un évènement nous indiquera le début de ce nouveau chemin plus intérieur qui nous révèlera à nous-mêmes. À nous d’y découvrir un appel profond à se mettre en marche, cherchant « l’équi-libre » en nous et autour de nous. La marche sentie consciemment et volontairement  consentie nous donnera par elle-même une vie nouvelle.


Tel est le véritable sens du carême qui s’ouvre ces jours-ci pour nous préparer à Pâques : une marche au désert pour nous remettre debout, relever la tête, se dépouiller de tout ce qui alourdit et ressusciter, c’est-à-dire marcher en « équi-libre », devenir libre dans tout notre être et jouir d’une vie pleine, gratuite, éternelle. Le carême est essentiellement une traversée de 40 jours pour nous faire passer de la mort à la vie. Le chiffre quarante est  lui-même symbolique de changement : 40 jours et le régime, quel qu’il soit, risque fort bien de fonctionner.


Cette marche au cœur de notre propre désert s’enrichit d’une présence amoureuse si je m’ouvre au Christ qui curieusement et mystérieusement marche avec nous. Peu importe vers qui je vais ou vers où, l’important c’est de reconnaître avec qui je marche. Pas une seule page d’évangile ignore le fait que Jésus marchait d’un endroit à un autre : alors qu’il était en marche, ses rencontres se vivaient tantôt avec gratuité ou lorsqu’on essayait de le compromettre, « lui passant au milieu des foules, allait son chemin ». Autant d’allusions à redonner du prix à la marche, non seulement symbolique, mais concrète.

Marcher notre carême, nous rendra aussi solidaires de tous ces cortèges de personnes réfugiées qui au  Soudan, au Kenya, au Zimbabwe, en Amazonie, au Moyen-Orient, doivent marcher des centaines de kilomètres pour fuir la terreur des dictatures, des guerres ou des famines et chercher asile et refuge. D’autres ailleurs en Amérique centrale, an Afrique, dans les pays de l’est ou du sud, dans les populations autochtones partout dans le monde, doivent marcher quotidiennement pour leur propre subsistance en eau et en nourriture, pour aller à l’école ou au dispensaire. On ne peut marcher notre carême sans eux : notre marche ne sera véritablement spirituelle que si elle nous connecte à toute l’humanité, frères et sœurs en un seul esprit de fraternité. À quoi bon marcher avec notre beau petit bon Dieu, ou Bouddha ou Mahomet, si je ne marche pas mon prochain, mon proche voisin sur mon sentier? Bonne marche avec celui qui nous rend notre « équi-libre » entre l’amour divin dans notre corps humain!

Claude Gosselin, prêtre, pour le Comité francophone catholique St-Eugène-de-Mazenod


Deuxième dimanche du carême, 8 mars 2009

À l’occasion de la Journée internationale des femmes, DÉVELOPPEMENT ET PAIX attire votre attention sur le travail extraordinaire accompli par ses partenaires. Tous sont dévoués à l’édification d’un monde plus juste, en particulier pour les plus marginalisés, dont beaucoup sont des femmes. Pour en savoir plus sur le travail des partenaires de DÉVELOPPEMENT ET PAIX, prenez un exemplaire du magazine Carême de partage de cette année. Vous pourrez y lire un article sur le travail d’un partenaire au Burundi, en Afrique, qui aide les femmes à tirer un revenu plus juste de la vente de leur café, et d’un partenaire en Bolivie qui a trouvé des moyens novateurs pour améliorer la santé et la sécurité des femmes. Le magazine renferme aussi de l’information chiffrée sur l’action de DÉVELOPPEMENT ET PAIX pour 2007-2008. Prenez un moment pour lire cette publication aujourd’hui en savourant une tasse de café équitable!

Après la messe, venez déguster un café équitable au sous-sol du presbytère.

 

Je crois

Je crois dans la femme qui connaît

la profondeur de l’identité de Dieu :

« Vous êtes le Dieu des pauvres,

le protecteur des faibles,

la force des peuples. »

Je crois en Dieu,

Esprit de vie

dispensateur de tendresse et de force,

d’audace et de solidarité.

Je crois dans la femme chrétienne qui, à partir

du Verbe de Dieu présent dans la communauté,

fait avancer la solidarité et la défense de la vie.

Je crois dans la femme pour qui la défense de la vie

est, ultimement, l’objectif et la justification des luttes

à mener.

Je crois dans la femme, symbole vivant des peuples.

Je crois dans la femme, génératrice de vie,

force et lieu privilégié de transformation.

Pastorale andine, Cuzco, Pérou


Activités à venir :

La foi par mois : atelier de pastorale pour les enfants le 15 mars à 10h10 à la cathédrale.

La visite s’en vient  Colette Soucy et Diane Daneaude l’Oeuvre pontificale de la propagation de la foi seront parmi nous du 16 au 24 mars.  Elles veulent découvrir le Yukon tout en nous offrant leur expérience missionnaire : Vatican II et la mission le 17 mars à 19 h, Les Essentielles d’Asie et d’ici le 18 mars à 19 h 30, communion et mission, le 22 mars après la messe.  Il serait agréable que quelques familles les invitent à partager un repas puisqu’elles veulent connaître les gens d’ici.  Appelez Lise ou Claude pour donner vos disponibilités.

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